Félix Fokoua : « Je souhaite avoir plus d’impact sur le monde réel »

Jeune, talentueux, rêveur et surtout entreprenant, Il est l’une des révélations artistiques que le Cameroun ait connu courant 2017, Désigné artiste du mois d’octobre par kwata magazine, Félix FOKOUA, nous amène dans l’univers de l’art par le digital, en se livrant à cœur ouvert à notre rédaction à travers cet interview exclusif. Entre stickers 237, caricatures sociales, jeu de couleur ou encore des œuvres aux reflets des monuments urbains, découvrez qui est ce fameux Digital Artist dont tout le monde parle.

Qu’est-ce que s’est d’être un Digital Artist ? Et pouvez-vous nous parler de cet art ?

Un Digital Artist est un artiste qui utilise les outils numériques pour concevoir ses œuvres.

On vous sait diplômé d’une licence en biochimie… Autodidacte dans l’art, comment vous vient la passion du dessin, de la peinture… ?

Cette passion vient de mon enfance, depuis petit j’aime le dessin et les arts visuels je m’y suis donc beaucoup attacher.

Qu’elle était la réaction de votre famille et entourage quand vous avez décidez d’abandonner vos études au profit de votre passion ?

Ils m’ont beaucoup soutenu, surtout ma maman qui m’a toujours encouragé à suivre ce que j’aime faire.

Œuvres parlantes, thématiques éclectiques, valeur en couleur… d’où vous viens l’inspiration pour vos œuvres ? Et comment procédez-vous pour les exposer ?

Je m’inspire du quotidien, de ce qui m’entoure. Mon pays, mes amis… Les couleurs ont toujours été un challenge pour moi car elles sont importantes pour véhiculer les bonnes émotions. J’ai eu à présenter mes travaux déjà à 3 expos-ventes depuis 2016 notamment à l’IFC Douala et Yaoundé dans le cadre du MboaBD 2016 ; à l’hôtel Zingana et au Palais des sports lors du congrès pour la paix organisée par l’association SweetArt’frika.

 

Vous êtes l’auteur des Stickers 237, qui mettent en avant ces expressions typiquement camerounaises comment vous est arrivé l’idée ? Et pourquoi avoir choisi Telegram comme plateforme où on peut les utiliser ?

La conception des stickers est venue du constat suivant : Pendant nos conversations sur les réseaux sociaux, nous n’avions pas des expressions propres à nous et à notre contexte socio-culturel. Avec un ami (Stéphane WATAT) nous avons lancer le projet Stickers. Telegram a été la plateforme qui a permis une intégration facile et étant similaire à WhatsApp en termes de fonctionnalité on s’y est mis. Aujourd’hui le clavier multiplateforme est déjà disponible sur Play store et App store gratuitement pour ceux qui souhaiterais les utiliser sur WhatsApp et Facebook. Il suffit de chercher d’aller sur le site : www.wandakeyboard.com.

Est-ce évident de vivre de son art en étant Digital Artist au Cameroun ?

Oui c’est possible. L’art digital accompagne l’économie numérique. Aujourd’hui il est important pour des entreprises et personnes d’exister visuellement dans l’espace numérique. Et cela est possible grâce à des artistes du domaine qui bien-sûr doivent se démarquer via leurs créativités pour être rentable.

Parlant de l’univers culturel et Artistique au Cameroun comment le percevez vous ?

Je pense personnellement qu’il est encore vierge. Il y’a beaucoup à faire et à inventer ici (et non copier comme certains voudraient croire). Mais beaucoup de jeunes s’y mettent déjà et produisent du contenu de qualité je pense que nous sommes la génération qui peut commencer à poser les bases d’une industrie culturelle forte si nous travaillons ensemble.

S’il fallait vous définir en 3 mots ?

Passionné – réservé – rêveur

Êtes-vous plus une eau joyeuse ou fruit défendu ?

Eau joyeuse je dirais!

Facebook où Instagram ?

Facebook.

Thé ou café ?

Thé.

Brune ou blonde ?

J’aime moi les africaines lol donc je dirais brune.

Slip ou boxer ?

Boxer.

Aujourd’hui vous vous lancez dans le street-wear avec une collection capsule de t-shirt #Artfrom237pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau projet ?

Au-delà du dessin digital je souhaite avoir plus d’impact sur le monde réel aussi en véhiculant ces valeurs qui fondent la base de mon art. Le streetwear et ma collaboration avec la jeune marque RACINES est pour moi une occasion de m’épanouir dans ce sens.

Vous êtes aussi investi dans le social parlez cette facette de vous…

Oui dans le social j’aime autant que possible apporter mon soutien à ceux qui en ont le plus besoin. J’ai eu l’honneur d’être le parrain de l’association Together4Orphans lors de leur visite spécialement dédiée à la rentrée scolaire à un Orphelinat.

Un dernier mot pour nos lecteurs.

Je les invite à soutenir les efforts de la jeunesse et aussi à croire en eux afin de réaliser de projets qui nous porterons avec fierté au-devant de la scène internationale.

Crédit photo: Prodigital photography

Félix Fokoua : « Je souhaite avoir plus d’impact sur le monde réel » Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *