Interview avec Blanche Bailly

« Je coûte au moins 500 milles FCFA pour un concert »

De retour d’une tournée hors du Cameroun, la belle qui rêvait d’être avocate, nous parle de sa passion pour la musique, de ses débuts en tant que femme du showbiz. Mais surtout, aborde l’aspect financier dans sa carrière.

Kwatamag : Blanche Bailly c’est réellement ton nom ?

Blanche Bailly : Bailly c’est mon nom et Blanche je l’ai adopté parce que plusieurs personnes m’appelaient déjà ainsi.

Kwatamag : Alors comment tu entres dans le show biz?

Blanche Bailly : Il faut dire que depuis ma tendre enfance ma grande passion était la musique. Mais en Europe où je résidais, j’étais plus « focus » sur mes études. Puis après mon Baccalauréat, je me suis dit qu’il faut vraiment que je m’y mette. Donc en 2015, je sors mon premier single qui n’a pas vraiment eu de l’impact auprès du public.

Kwatamag : Actuellement tu as combien de singles ?

Blanche Bailly : 3 singles et un feat avec Mink’s

Kwatamag :  Justement d’où est partie l’idée dune collabo’ avec lui ?

Blanche Bailly : En fait c’est moi qui suis allée voir Mink’s pour #Mimbayeur. Au début j’ai posé la voix et je me suis dit qu’il manquait quelque chose. Ça s’est fait facilement parce mon équipe cherchait à contacter Mink’s et son manager à lui cherchait aussi à me contacter pour le concept URBAN LADIES.

Kwatamag : Si je ne me trompe pas, #Mimbayeur est en quelque sorte une reprise d’une des chansons de Nicole Mara ?

Blanche Bailly : Non ! (Rires) C’est vrai qu’il y’a une phrase de sa chanson qui revient et la mélodie est la même, mais ce n’est pas une reprise. Quand je dis « ndjomba no be married » on pense qu’il s’agit là, du même sujet abordé par Nicole dans sa chanson. C’est juste que tu traverses une situation et tu veux la raconter en chanson.

Kwatamag : Donc en fait, #Mimbayeur c’est une histoire vraie…la tienne ?

Blanche Bailly : Oui! Je suis sortie avec un homme pendant longtemps ; et après la rupture, je commence à entendre des choses pas jolies du tout. C’est pourquoi je dis #Mimbayeu n’est-ce pas le ndolo est fini ? Tu peux crâner.

Kwatamag : Alors tu sais que pour ce numéro de juillet nous parlons de richesses et de show bizz. Du coup sachant que tu sors d’une tournée hors du Cameroun, j’ai envie de te poser la question de savoir quel était ton cachet ? (Rires)

Blanche Bailly : (Rires) je ne vais pas quand même te le dire ! Des bandits pourraient me coincer après ca. Sinon pour avoir Blanche Bailly actuellement sur une scène c’est pas moins de 500 milles FCFA qu’il va falloir débourser. Je dois payer une équipe, prendre soin de moi (ongles, cheveux…), bref voilà en quelques sortes.

Kwatamag : Donc en fait tu  pèses lourd financièrement!

Blanche Bailly : Je ne vais pas dire oui pour qu’on vienne me chercher après. Sinon je suis confortable dans ma position. Je pense que ce n’est pas le but pour moi d’exposer ce que j’ai comme bien.

Kwatamag : En tant qu’artiste, comment est-ce que tu épargnes ton argent ?

Blanche Bailly : Je crois que la meilleure façon de placer son argent, c’est d’acheter des terrains. Pour moi c’est un bon investissement. Maintenant il y’a aussi mon look qui définit ma personnalité publique.

Kwatamag : Petite confidence : Tchop Tchop pense que tu es une battante. Pourquoi à ton avis ?

Blanche Bailly : Parce qu’il voit tout le travail que je fais. Laisser ma famille pour m’installer au Cameroun sans boulot. Là, je gère toute une équipe à mes propres frais. Ce n’est pas évident mais je tiens.

 

Credit Photo : Alain NGANN

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